Communiqué : L’ACIM préconise un seul tarif de prêt pour tous les documents quel que soit le support, ainsi que la gratuité de préférence.

A l’heure où les politiques publiques, qu’elles soient éducatives ou culturelles font de l’éducation artistique et culturelle une priorité, l’ACIM regrette que nombre de collectivités territoriales pratiquent encore, dans les bibliothèques dont elles ont la charge, une disparité de tarif entre le prêt des supports imprimés et celui des autres supports, musicaux (CD) et vidéo (DVD), limitant par là même l’accès des publics à la culture musicale et cinématographique.

L’ACIM tient à rappeler que dans un contexte économique grave, la musique et le cinéma ne doivent pas être des variables d’ajustement. Il est important que toutes les populations, sans condition de ressources, ou autres facteurs discriminants, aient accès à tous les documents d’une médiathèque. Car comme le stipule le Manifeste de l’UNESCO sur la bibliothèque publique (1) : « Toute personne, quel que soit son âge, doit avoir accès à une documentation adaptée à ses besoins. Les collections et les services doivent faire appel à tous les types de supports et à toutes les technologies modernes, de même qu’à la documentation traditionnelle. »

Pour garantir un accès le plus large à la culture, l’ACIM préconise que les supports audiovisuels soient empruntables aux mêmes conditions que les autres documents (en terme de tarif, et dans la mesure du possible, de quota et de durée de prêt). Une tarification différente au sein d’une même bibliothèque sur des supports documentaires porteurs d’une mission commune de diffusion culturelle ne se justifient en aucune façon.
En 2011, l’ACIM a publié le Manifeste : La musique a toute sa place en bibliothèque (2) pour réaffirmer le rôle prépondérant des médiathèques dans le développement de l’éducation et de la culture musicale de tous les publics, et notamment des nouvelles générations.
Ecouter une oeuvre musicale, regarder un film, ou lire un livre participent également à l’émancipation culturelle, et à la construction du citoyen. Devrait-on accepter qu’il faille payer pour découvrir Berlioz et Mozart quand l’accès aux œuvres d’Hugo et de Shakespeare demeure gratuit ?

Le coût des documents, quand bien même il serait différent, doit être supporté par la collectivité. Celle-ci remplit ainsi pleinement son rôle de service public, en mettant à disposition des documents auxquels n’auraient pas eu accès des publics économiquement défavorisés.
Si le choix politique est de faire partager aux utilisateurs une partie du coût du service, il convient de l’envisager de manière équilibrée et à nouveau sans distinction d’accès en fonction des supports mais bien dans une approche de politique culturelle globale.

L’ACIM préconise une harmonisation des tarifs de prêt en vigueur dans les bibliothèques publiques territoriales sans distinction du type de support (imprimé, audiovisuel ou multimédia) et rappelle également son attachement à la gratuité du prêt en bibliothèque.

(1) http://www.unesco.org/webworld/libraries/manifestos/libraman_fr.html
(2) http://www.acim.asso.fr/2011/06/la-musique-a-toute-sa-place-en-bibliotheque/

Références bibliographiques :

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