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Approche historique musiques actuelles

mardi 12 novembre 2002, par La Rédaction, Paul Heems

Cet article est la mise en ligne des notes prisent par Valérie Orieux (discothécaire à la BDP du Maine & Loire) lors d’une formation donnée par Stéphane Martin (programmateur du Chabada, scène de musiques actuelles à Angers).

Approche historique de la musique populaire dans le monde occidental : les musiques actuelles

Petite typologie des genres du jazz à nos jours

- Chez les « Noirs »

Le jazz a ses racines dans la " musique de rues " (improvisation), mais évoluera vers un statut de musique intellectuelle (désir notamment français), équivalent moderne de la musique classique. Il reste malgré tout une musique vivante qui s’influencera et influencera tout au long du siècle les autres musiques.
Le blues : prends ses racines dans les chants des esclaves noirs (Worksong, musique profane), On retrouve chez les bluesmen itinérants des similitudes avec les Griots (chant de lutte, chants informatifs, de mémoire, etc…)
Le gospel et les negro-spirituals sont l’expression religieuse des sentiments du peuple noir.
Le Rhythm’n’blues à partir de 1940, en réaction au blues rural et urbain, mélancolique ; musique de danse noire ; c’est la fin de la guerre : on veut oublier la misère, l’esclavage. Désir d’assimilation à la population blanche en s’inspirant des crooners blancs. Naissance dans les villes industrielles du nord et de l’ouest des E.U.

Les blancs ont la country (dès les années 20), les musiques « western » ( influences des musiques anglo-saxonnes, irlandaises, espagnoles ).
Le folk représente la tendance revendicatrice (engagement politique avec les " protest songs " ex : W.Guthrie) : un chanteur et une guitare. On y retrouve la démarche des chanteurs noirs et plus tard celle des Beatnik (l’errance, la lutte etc…)
Désir d’émancipation de toute la population. Interpénétration de toutes les musiques. Glissement du R&B vers le rock’n’roll pour les blancs. Interpénétration Blancs - Noirs.

Années 40 : avènement de la guitare électrique et la musique « populaire » (jazz et blues) s’électrifie, influence majeure sur la musique.

A partir des années 60 : La soul, influencée par le gospel et le R n’B. Besoin d’identification des noirs. Retour aux racines. Mouvements des droits civiques (cf. Black panthers). Musique rythmée. Influence des chorales religieuses. Musique aussi faite pour danser. 1er mouvement qui exprime une revendication politique et sociale, une rébellion : les noirs demandent le respect. (Aretha FRANKLIN ; Otis REDDING ; Ray CHARLES, James BROWN)

1970 funk : désir de s’amuser. le sexe est très présent. Instrument de prédilection : la basse (Graham CHAPMAN, George CLINTON et dans les années 80 : M. JACKSON, PRINCE)

Fin des années 70 (1975/1977) : la disco : culture de boites de nuit, faite pour danser, influencée directement par le funk. Musique fabriquée en studio sur des machines (boites à rythme et synthé, plus tard des samplers). Pas de concert au départ, et pas de musiciens à payer comme avant. La musique est aussi une industrie. Musique longtemps sous-estimée parfois à tort. Très efficace.

La dance : début des années 1980 . Phénomène commercial : vendre des disques uniquement. Musique de studio.

- Du côté des musiques blanches

à partir de 1950 : la country, musique de blancs (guitare élément principal) + Rythm n’blues, musique de noirs (chant) = Rock n’roll.
La parfaite illustration en est Elvis PRESLEY (" un blanc qui chante comme un noir ") ; musique aussi faite pour danser, mais encore racisme présent, mal de vivre.
Ce genre connaît une double évolution, en s’exportant en l’Angleterre. Création de 2 courants majeurs :
la pop (BEATLES) qui ne subit pas de grandes modifications pendant 30 ans (OASIS ou BLUR aujourd’hui)
le rock (ROLLING STONES), puis le hard-rock en G.B. Début des années 70 qui durcit le ton (MOTORHEAD, LED ZEPPELIN) (AC/DC, influencé par le blues) : guitares solo, inspirées de Jimmy Hendrix + chanteur présent. Début 80 : METALLICA (plus fort, plus vite, plus violent ), IRON MAIDEN ; puis thrash (SEPULTURA, groupe brésilien à conscience plus politique) ; influence du satanisme, pour choquer au second degré ; son guttural. Evolution des genres environ tous les 7/10 ans (une petite génération).

Retour au milieu des années 70 (crise économique ) : naissance du mouvement punk en G.B. avec en 1976 : les SEX PISTOLS. Ce ne sont pas des virtuoses ; musique de chômeurs dans l’Angleterre de M. Thatcher (CLASH, tres politisé). Retour aux origines (le rock est maintenant représenté par de grosses machines ; cf. PINK FLOYD ). C’est mouvement plus créatif surtout à New-York (cf. textes de Patti SMITH). Pas de règles, tout éclate, rapports avec les autres milieux artistiques et culturels.

Début années 1980 : new wave : vision en négatif du punk. Une violence suicidaire, un mal être, utilisation du duo basse/synthé pour créer un climat froid : CURE, au début du groupe ; JOY DIVISION, qui n’a duré que 3 ou 4 ans, intéressant musicalement, très sombre ; STRANGLERS.

Hard-core (traduisible par "extrème limite") : encore plus violent que le punk, encore plus vite et plus fort. Réponse américaine au punk anglais : HÜSKER DÜ 1985 ; NOFX en 2000. Guitare + batterie. Musique des skaters, dimension pop dans la mélodie ; allusion à la glisse, au surf.

Grunge : touche plus rock (NIRVANA) ; textes exprimant le mal être des années 80 ; gros mélange de tout ce qui s’est fait dans le rock depuis les années 70 avec encore le format chanson classique ; cf. versions acoustiques.

Années 1970, révolution technologique des boîtes à rythmes et du synthé : la pop donne naissance en Europe à l’électro-pop (rock progressif), avec encore la structure de groupe de musiciens : GENESIS, PINK FLOYD ; beaucoup de sons.
Prémise de la techno : les pères : les allemands KRAFTWERK en 1974 (" trans-europ express ") travaillent exclusivement sur machine, ce qui demande un plus gros investissement financier. Influence des musiciens français Pierre Henry et Pierre Schaeffer : musique composée, de tradition européenne, plus très dansante. On trouvera par la suite des groupe plus radicaux : FRONT 242, POESIE NOIRE...

Au milieu des années 80 : naissance de la house = disco américaine + électro-pop européenne. Elle doit son nom à l’entrepôt de Chicago " Warehouse " où elle a été jouée pour la 1ère fois. Alliance de la boîte à rythme et du synthétiseur qui se démocratise + norme MIDI qui permet à plusieurs ordinateurs de jouer ensemble. Déformation des sons triturés à partir de musiques préexistantes (utilisation du disque vinyle et du sampler) ; donc pas besoin d’être musicien pour composer des morceaux. (problème des droits d’auteurs). Public noir et public homosexuel (populations marginalisées, rejetées, qui fréquentent les mêmes boîtes de nuit, qui aiment le groove et la disco). Influence de la musique noire. Apparition du DJ noir, qui fait danser de façon originale. Garde la structure du couplet/refrain. Pas de stars, de groupes ni de vedettes. Pas de commercialisation.

Fin années 80 : apparition de la techno-house à Detroit (où était né le hard-rock). Création d’un vrai style en rupture avec la tradition classique du début du siècle : on ne veut plus de chanson. Influence de l’électro-pop européenne d’abord, de la disco ensuite (l’inverse de la house). Là encore public noir et public homosexuel.

En Europe (Angleterre, Benelux, Allemagne) elle se blanchit, s’appelle la techno, perd ses racines groove noir. Musique déstructurée, instrumentale ; musique répétitive, rythme binaire frénétique, blanche ; variations au synthé parfois infimes. C’est une vrai création européenne qui s’affranchit de la musique de papa. L’important est encore de danser. En réaction à l’interdiction par M. Thatcher de l’acid-house (house au son acide et non musique de drogués !) et pour éviter les boîtes de nuit qui sont plus sont chères, création des raves (liberté et gratuité totale ). Pas de chant, pas de revendication politique affichée ; la musique est de fait une rebellions. Pas de discours, pas de star-system pendant 10 ans : CD de compilations ; aujourd’hui on connaît quelques noms de musiciens, des collectifs plus que des groupes . Musique toujours bien vivante où tout est possible.

- Le Rap

Le rap : funk + reggae ; naît dans les ghettos new-yorkais à la fin des années 70. Mouvement socio-politique " hip-hop ", héritier de la conscience politique noire (soul) + besoin de danser ; musique de pauvres, donc pas d’instruments qui restent chers ; fierté d’être noir. Le hip-hop : rap (chanté) ; graf en expression picturale ; break dance (danse de rue au départ).
Le rap à proprement parler = façon de chanter qui rompt avec la tradition = 1 chanteur + 1 boîte à rythme ; influence du gospel , des prêches rythmés des pasteurs américains , des animateurs de radio et des DJ qui présentent les disques et qui interviendront ensuite directement sur la musique ; musique politique pour danser. Thèmes : on parle de soi pour exister, pour défendre ses droits. exemples : PUBLIC ENNEMY ou DE LA SOUL (moins militant)

- Le Reggae

Contrairement à tout ce qui précède, le reggae ne nous vient pas des Etats-Unis : déferlement à partir des années 70 d’une musique originaire d’une petite île de la Jamaïque, où se mêlent musiques africaine et espagnole et antillaise (cf. calypso). Grosse production discographique, nombreux musiciens.

A l’origine : le SKA, dans les années 50/60 : inspiré des musiques occidentales écoutées sur les radio de la Nouvelle Orléans : le rythm’n’blues. Musiciens de jazz en font de la musique de danse ; jeu de guitares " saccadées " + cuivres. exemple : Les SKATALITES : le 1er tube en GB en 1962, terre d’immigration pour les jamaïcains. Leur public s’élargit.

Le rythme se ralentit, naissance du " rock steady " puis du véritable reggae en 1969. Pas de concert : musique de studio. Les 1ers vrais DJ sont jamaïcains. Cette musique ne passe pas en radio tenue par des blancs. Recherche d’identité et message religieux (rastafarisme), tiers-mondisme, tolérance, désir de retour en Afrique, apologie de la marijuana.

Des noms : Jimmy CLIFF : influence de la soul ; basse + batterie + clavier + chant ; Bob MARLEY : musique teintée de rock, musique plus blanche. 1er artiste du tiers-monde, qui exporte cette musique, en Angleterre d’abord ; Lee Scratch PERRY : musicien complet
Le DUB naît par accident, vers les années 70 ; influence de la musique contemporaine, créée en studio par un ingénieur du son ; utilisation de la version instrumentale sur la face 2 des morceaux avec basse en avant + batterie ; effet d’écho avec voix déformée. Devient un genre à part entière, héritier du reggae. Aujourd’hui repris par des musiciens avec table de mixage : le dub rencontre la techno et devient électronique. ZENZILE, groupe angevin : dub joué par des musiciens en chair et en os.

Le RAGGA : rencontre du reggae + sons digitaux ; textes et sons saccadés style rap (voix basses et profondes)

JUNGGLE , DRUM & BASS : dans les années 90 : musique noire, rythme rap ; batterie accélérée, retenue par la basse. Les jeunes noirs anglais à la recherche de musiques dansantes influencé par les thèmes musicaux du reggae, du rap. Il peut être instrumental et ou chanté.
Retour au rap avec WU-TANG CLAN : nouveau son des années 90 ; emprunts aux ghettos (funk) ou DR OCTAGON : rap plus intellectuel, recherche de toutes les musiques ; musique de recyclage moins de vraie création.

NEW JACK : Retour au R n’B des années 50. rap chanté et plus commercial, moins violent. Pas de revendications politiques.

Musiques électroniques aujourd’hui

Elles sont représentées par le TRIP HOP naît à Bristol (GB). Ce terme reflète l’association de l’idée de voyage et du rap. Terme inventé par les journalistes, exemples : MASSIV ATTACK ; TRICKY ; PORTISHEAD ; MORCHEEBA

Le TRIP HOP, c’est la pop moderne = techno + pop + influence reggae + rap pour le rythme, plus lent ; mélange des machines et des musiciens ; en général musique assez sombre. Regroupe beaucoup de styles différents. On y trouve RED SNAPPER, influencé par le jazz.
Notez la place prépondérante de l’Europe du Nord : Allemagne, Autriche (SOFA SURFERS), Belgique, pays scandinaves ; s’exporte bien.

BIG BEAT : musique blanche, pour danser, faite par d’anciens rockers anglais qui ont la nostalgie du rock ; => rap + techno + funk + rock ; années 95 : PRODIGY ; CHEMICAL BROTHERS ; pas de couplets mais des refrains ; sons rock avec basses saturées ; batterie ; structures techno ; rassemble les 2 grandes tendances rock et mus. Electroniques ; pas d’évolution possible.
Ce courant a tendance à disparaître mais a été important car il a rassemblé les adeptes des 2 grandes tendances de ces 20 dernières années : le rock et les musiques électroniques

ELECTRONICA depuis 90 : descendants de KRAFTWERK + mus. électronique ; musique non dansante ; musique expérimentale, essentiellement européenne. Exemple : AUTECHRE ; intellectualisation de la techno ; musique de laboratoire, qui peut servir de base de travail à d’autres musiciens ; représenté par le label anglais WARP ; musique peu médiatisée, complexe. Exemple : APHEX TWIN, musique parfois plus abordable

Année 1990, le rock est toujours vivant

ROCK INDE : retour aux origines américaines, créatif, comme REM ; RADIOHEAD qui n’apportent rien de bien nouveau ; structure classique ; bons musiciens ; glissement vers la variété ; U2 ; RAGE AGAINST THE MACHINE : rock + funk ; voix rapée, sans machines ; musique faite par et pour les blancs ; un peu en perte de vitesse.

ROCK FUSION : funk + grunge + rap + pop comme les RED HOT CHILI PEPPER ; PAVEMENT guitare saturée, voix en avant ; FOLK IMPLOSION, fin des années 90 : sample inspiré de Serge Gainsbourg = instruments + machine ; BLUES EXPLOSION : renouveau rock aux E.U. : 2 guitares + batterie ; influence du blues, du funk, de la soul ; recréation du rock ; nouveau son ; redevient dansant ; TORTOISE chef de file d’un nouveau courant post rock , né à Chicago ; 30 musiciens multi-instrumentistes ; influence de la DUB, de l’électronica, du jazz, pas loin du trip hop.

En France

Début des années 60 grande révolution : déferlante du rock ( Johnny HALLIDAY ; adaptation française des artistes américains pour le public français, copie jusque dans l’attitude car pas vraiment de racines ; devient de la variété yé-yé ; Serge GAINSBOURG sera un des rares créateurs de l’époque(1964 album " Percussions " inspiré de musiques africaines et jamaïcaines), tout en restant dans le format variétés françaises.

Fin des années 70 : TRUST et TELEPHONE (proche des Rolling Stones)

Dans les années 80/90 : la France devient un lieu de création musicale (favorisée notamment par Jack Lang) ; foisonnement.

Les années 80 : ROCK ALTERNATIF = rock indépendant français (en tant que position socio-économique) inspiré par leurs camarades punk anglais ; rôle des radios libres (et au début non commerciales) et des salles de concert (cf. Chabada) pour faire connaître ces groupes français comme BERRURIER NOIR ( marqué politiquement engagé contre l’extrême droite) ; MANO NEGRA musique métissée, influence espagnole et latino, reggae ; PIGALLE ; LES GARCONS BOUCHERS : influence de la "mouvance" Piaf et de la chanson réaliste d’avant guerre.

Fin des années 80 : la techno. Laurent GARNIER rapporte la techno d’Angleterre. Le rock devient commercial. La MANO NEGRA signe chez Virgin.

Début des années 90 : NOIR DESIR, influence du rock américain (DOORS, GUN CLUB), chante en français et en anglais.

Fin des années 90 :Retour de la prédominance des textes : La TORDUE, LOUISE ATTAQUE, TRYO etc.

Le Rap Français : musique de ghetto et des banlieues ; énorme impact sur les jeunes qui s’expriment (recherche d’identité pour les immigrés, violence) et gagnent ainsi beaucoup d’argent. La France est le second marché mondial après les E.U. ; retour du travail sur le texte, de la création : maîtrise des mots et de la rime, la langue française sonne bien, mariage réussi du texte et de la musique ; très présent à la radio et dans les écoles. I AM : son marseillais. Le rock a donné le yé-yé, le rap n’échappe pas à la récupération commerciale, en France (MC SOLAAR, DOC GYNECO)

La France exporte la techno (Laurent GARNIER ou MIRWAYS qui produira MADONNA) ; "french touch " : une vrai scène électronique filiation avec la musique électronique française (Pierre HENRY et Pierre SCHAFFER) (revendiqué par Jean-Michel JARRE) comme AIR ; DAFT PUNK ; ROUDOUDOU ; récupération aussi par les musiques électroniques des années 60 des musiques de films (Michel MAGNE, E. MORRICONE, L. SCHIFFRIN ).

En Maine & Loire, une scène riche

Dans les années 80-90 : les THUGS : audience mondiale, mélange de punk, grunge et pop. ; restent sur des labels indépendants ; LO JO, tournent partout aussi ; mouvance world urbaine depuis la fin des années 80 ; Thierry ROBIN tendance musiques du monde. En rap : compilation BASTION ; groupe " SOUL CHOC ". Labels indépendants : Black & Noir, Sismix. ZENZILE : musiciens autodidactes ; tout est joué sur instruments ; filiation Dub. BELL OEIL : chanson rock. HINT : rock plus nouveau ; techno-jazz ; son nouveau. LA PHASE : jungle rock ; public encore confidentiel. LA RUDA SALSKA (musiciens de Saumur), influencé par la Mano Negra ; émergence des musiques dites " festives " : RAMSES ; NAMAS PAMOS : beaucoup de monde à leurs concerts. Rock alternatif et chant populaire d’avant guerre ; inspiration des musiques slaves, manouches, des musiques de cirque et théâtre de rue. Petite scène angevine de musiques électroniques

Stéphane Martin. Mercredi 21 juin 2000, à la BDP

Revu et corrigé par Paul Heems



Messages

  • vous auriez pu faire attention à l’orthographe des noms de groupe et puis aussi au français (grammaire et orthographe), parce que ça ne fait pas très classe...... ex : MASSIV ATTACK il manque un E à massive
    ex : une vrai création, il manque encore un E à vraie...

    voilà sinon, ce n’est pas mal fait, c’est très synthétique, il manque peut-être quelques références musicales, des noms de dj dans les courants techno, house, disco......

    • Attention à l’orthographe !

      Récapitulatif intéressant, hormis quelques prises de positions qui n’engagent que l’auteur... (Radiohead n’apporte rien de nouveau ?)

      Justement, une mise à jour de cet état des lieux semble indispensable, étant donné les phénomènes récents qui bouleversent ou non (selon les avis) le petit monde du rock, avec le retour au "bon vieux temps" : Libertines, White Stripes, Franz Ferdinand, etc.
      Ainsi que la tendance actuelle de la chanson française (électro ou rétro)...

  • Petite correction sur le paragraphe ’hard Rock’...
    Vous citez Metallica, puis précisez que le Thrash est apparu après avec Sepultura...
    Hors non, Metallica fait partie de la ’Bay area thrashers’ à savoir les 4 premiers groupes de thrash du début des années 80 (Metallica, Slayer, Anthrax, Exodus - ou Megadeth, selon les versions)
    Sepultura est un groupe qui est arrivé à la fin des années 80, principalement influencé en premier lieu par le Death metal, style apparu à la fin des années 80 avec des groupes comme Death et Morbid Angel. Sepultura est effectivement un groupe de thrash, mais fait partie des groupes les plus extrèmes du style, et surtout des derniers a avoir eut du succès au début des années 90.

    En ce qui concerne Iron Maiden, il s’agit de Heavy Metal (le terme n’est même pas évoqué...) au même titre que Motorhead. Style apparu au début des années 70 avec Black Sabbath (groupe us) et dont le succès est du a des groupes européens (Iron Maiden, Saxon, Judas Priest, Motorhead...) dont la plupart font partie de ce qu’on appelle la NWOBHM (New Wave of British Heavy Metal)
    Le style se voulait la réponse au Hard Rock de Led Zeppelin (et plus tard ACDC) mais débarassé de toute ses influences blues.

    Le thrash est une musique influencée par cette vague de heavy métal européen et par le punk (Sex Pistols, Ramones...). C’est une musique très rapide, peu mélodique mais agrémentée de nombreux solos de guitare (à la Jimmy Hendrix)

  • je voulais rajouter que le hip hop
    prend aussi c racine dans la musique éléctronique ( kraftwerk voir le titre
    trans europe express
    samplé par afrika bambaataa et artur baker en 1982 avec planète rock)et aussi que c de la que viennent les base de la house avec les musique repeté les paroles sacadé et les rythmes mis en avant
    un exemple flagrant le titre "look at for the perfect beat" de afika bambaataa & the soul sonic force 1984

    ces artistes du debut des années 80 faisait partie de se qu’on appeler l’électro funk qui est apparue en meme temps que la tendance punk et qui a la base étais des mouvements unis voir le titre "the world destruction" toujour de afrika bambaataa en duo avec john lyndon le chanteur des sex pistols.
    quelques groupes de cette tendance( egyptian lover,fearless four,dj whizz kid, davy dmx ,planet patrol,grand master flash et l’excelent titre scorpio...)
    cette époque a aussi influencé les derniere tendances musicales du rap en influencent l’école de athlanta representé par lil’jon ,david banner ,outkast se qu’on appelle le "crunk" ou le "dirty south" et aussi des producteur comme l’excelent timbaland et rockwilder.
    pour timbaland
    exemple le titre "loose controle" qu’il a fait en samplant la musique de cybotron "ou the space" et qui fait partie de cette époque

    pour lil’jon exemple le titrre yeah de usher l’instrumental a étais faite par lil jon et c un bonne exemple de se qu’est le crunk

    sinon vous avez bien synthétiser les racines du hip hop

  • RAP Ca veut dire quoi ??
    Il y a deux notions en anglais pour ce mot qui serait apparu avec un sens différent vers le début du 19e. la première évoque l’idée de taper sur quelque chose : ainsi « A rapper » c’est le truc qu’y a sur les portes pour fait toc toc) . La deuxième est liée à a gouaille du ghetto puisqu’on en parle. Là, au départ le rapper c’est le type qui a de la répartie et qui peut donc frapper intellectuellement l’assistance avec un langage qui claque aux oreilles.
    J’ai peur de me répéter mais la quintessence même du Rap pour ceux qui n’y entravent rien peut se retrouver dans un texte incroyable de Loic Wacquant (« Le Ghetto ») contenu dans « La misère du monde » de Bourdieu. Là sont tous les mythes, les codes, les histoires du ghetto ou naît cette musique…et pourtant le rap n’y est jamais mentionné.
    Historiquement ce sont donc les Lasts Poets qui récupèrent le bébé dans les années 70 (plutôt la fin ...). Ils placent des textes politiques et scandés sur une base de percussions.

    Après comme le dit si bien notre ami « du mouvement hip hop français » :« le hip hop prend aussi c racine dans la musique éléctronique ( kraftwerk voir le titre trans europe express samplé par afrika bambaataa et artur baker en 1982 avec planète rock)et aussi que c’est de la que viennent les base de la house avec les musique répétées les paroles saccadées et les rythmes mis en avant un exemple flagrant le titre "look at for the perfect beat" de afika bambaataa & the soul sonic force 1984 »
    Comme c’est précis je ne vais pas le refaire en plus mauvais.

    A partir de là il y a un truc qui me chiffonne c’est qu’il n’est pas fait allusion à la guerre EST / OUEST des années 1980-90 avec comme point d’orgue et fin la mort de Tupac et Biggie (aka Tupac Shakur et Notorious Big). Ce fut pourtant un des grands tournants du rap aux States. Les américains adorent ce genre de Guéguerre entre les courants de musique il faut reconnaître que les styles se sont affirmés au soir de cette période : exemple, passer un morceau de « disciples of the 36th chamber » du Wu Tang Clan puis un Tupac and the Outlaws ou une production de Death Row Records. La différence est assez nette au niveau de la structure des morceaux et plus encore sur les flows (le flow : c’est comment qui cause le gars, la manière plus le ton quoi).

    La suite c’est la naissance ou l’émergence de l’école du Sud avec Lil’Jon, Ludacris, Lil’Flip, Ying Yang Twins. Chicago, la cité venteuse qui prend un peu de la place de la Grosse Pomme (NYC) avec des types comme Common. Finalement l’histoire du Rap se construit toujours avec l’histoire d’un territoire précis ainsi le Rap New yorkais est toujours vivant avec Nas, le Wu-Tang…et les centaines de rappeurs de hell’s Kitchen ou du Queens. Le Hip Hop américain c’est du groove, de la Soul certes, du funk oui mais le bruit de la ville beaucoup plus encore. Le bruit de Seattle c’est un peu Boom Bap Project, le bruit de Philadelphie c’est The Roots, etc. Une bloc party dans ton salon quoi…

    Il n’est pas non plus fait allusion à la guerre systématique qui fut menée aux rappeurs durant les années 90 et encore par les associations familiales qui imposèrent le Fameux : « Explicit Lyrics, parental advisory » sur les CD de rap, avec en tête Tipper Gore (la femme d’Al qui fut « servie » par Eminem dans sa chanson white America) puis Hillary Rodham Clinton. Le Rap ne sentait pas bon jusqu’à ce que les producteurs se fassent entendre et fassent reconnaître que le business marchait. Le Rap ne sentait pas bon jusqu’à ce qu’il devienne trop important pour être censuré. La nouvelle censure sur le rap c’est les productions minables à la pelle : et oui, le nombre cache le talent.

    On aurait pu aussi parler de l’importance des producteurs puisqu’il n’y a pas de nouveau genre sans producteur avisé, pas d’innovation sans expérimentateur. Gloire à toi Dr Dre, RZA, Suge Night (même si c’est un gibier de potence) et tutti quanti (non c’est pas un producteur c’est une expression). On parle de Lee Perry dans le paragraphe reggae et bien le Rap a lui aussi ses producteurs géniaux. Là encore On assiste à ce phénomène dans le Rap français avec les collectifs dirigés par des rappeurs devenus producteurs (exemple : les 2 pères fondateurs Kool Shen et Joey Starr qui font tourner IV my people et BOSS ou encore la Fonky Family côté Sud).

    Tout ça pour dire que c’est un peu court un paragraphe sur LE genre majeur des ces 20 dernières années.

  • Un tout petit rectificatif sur la naissance de la techno que vous classez dans ’musique blanche’. Vous dites, à raison, que son public est noir et homosexuel, mais ce que vous ne dites pas et que l’on doit rappeler, c’est que ses créateurs sont des afro-américains, les "Belleville Three" : Derrick May, Juan Atkins, Kevin Saunderson (et on pourrait rajouter Eddie Fowlkes).

  • attention erreur monstrueuse dans les références de musiciens FUNK : Graham Chapman (des Monty Python...) n’a rien à y faire, par contre Larry Graham pourquoi pas !