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La musique du Moyen-ge

lundi 14 juin 2004, par Batrice Coton, Paul Heems

Aprs avoir t longtemps mconnue et mme injustement mprise, la musique du Moyen Age est l’objet d’un regain d’intrt depuis quelques dcennies. Elle occupe aujourd’hui une part moins ngligeable dans les concerts ou les missions. L’dition musicale notamment offre dsormais un choix plus reprsentatif de ce vaste rpertoire qui, de la fin du Ve jusqu’ la moiti du XVe sicle, s’tend sur prs de mille ans...

Les apports de cette poque l’histoire de la musique sont considrables.

Bien sr, de larges pans de ce rpertoire, en particulier les plus loigns de nous, demeurent inconnus jamais. Faute de pouvoir tre crites sur le parchemin, les oeuvres les plus anciennes se sont irrmdiablement perdues. Le grand mrite du Moyen Age est d’avoir conu une notation musicale parfaite et cohrente qui est toujours en usage aujourd’hui

La musique qui nous est parvenue est tout d’abord principalement religieuse et vocale. C’est celle qui tait digne d’tre fixe par l’crit ds lors que le systme d’une notation musicale s’est progressivement mis au point.
A ct de ce pieux rpertoire, d’autres styles musicaux, en particulier des musiques profanes chantes, se rpandent dans toute l’Europe grce aux troubadours, trouvres et mnestrels. Malheureusement ces chansons appartiennent le plus souvent une tradition orale dont il ne subsiste que quelques rares traces.

Durant toute cette longue priode, apparaissent simultanment en Europe des instruments de musique inconnus jusqu’alors. Rapports d’Orient par les Croiss, ces instruments cordes frottes, ces hautbois primitifs et ces percussions orientales donneront naissance aux anctres des instruments actuels de l’orchestre et permettront diverses compositions destines la danse.

Enfin, l’ultime priode voit l’avnement de la polyphonie vocale c’est dire l’art de chanter plusieurs voix diffrentes ensemble.

La discographie qui suit vous permettra d’apprhender, partir des disques disponibles la Mdiathque, le rpertoire immense d’une musique qui peut apporter beaucoup de plaisir aux auditeurs nophytes aussi bien qu’aux mlomanes avertis.

Bonne coute tous

LA NOTATION

Sur une priode d’environ 6 7 sicles, les moines occidentaux inventent progressivement un systme de notation musicale qui permettra de fixer et de transmettre la musique par crit. Cet ingnieux systme est toujours en usage actuellement.

Les neumes

Peu avant Charlemagne, des moines musiciens eurent l’ide de placer des accents sur les textes en latin qui taient chants pendant les offices afin d’indiquer aux interprtes les endroits o la voix devait monter ou descendre. Ces aide-mmoire rudimentaires s’appellent les neumes

La porte et les clefs

Les neumes n’indiquaient qu’une hauteur de note indicative. Ds la fin du Xe sicle, on prit l’habitude d’utiliser une ligne horizontale, amorce de la future porte, comme point de repre. Une lettre appele clef tait inscrite au commencement de la ligne et en prcisait la hauteur de son.
A l’origine, ces clefs taient crites en lettres ordinaires puis elles se stylisrent. La clef de sol que nous connaissons aujourd’hui n’est autre que le rsultat transform de la lettre G enlumine et dcore.

Les notes

Autour de la ligne de repre initiale apparaissent les premires notes. Elles avaient la forme de petits carrs noirs placs au dessous, au dessus ou cheval sur la ligne. Progressivement ces notes, toujours carres, adoptent des formes et des couleurs particulires qui permettent d’en dfinir la dure

On attribue gnralement au moine bndictin Gui d’Arezzo la paternit du nom des notes dfini partir de la premire syllabe d’un chant que les moines adressaient Saint Jean.
Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve polluti
Labii reatum
Sancte Johannes

Le Do remplaa le Ut peu ais chanter et le Si plus tardif, provient des initiales de Sanctes Johannes

LE CHANT GREGORIEN

On dsigne ainsi aujourd’hui le rpertoire monodique de l’Eglise latine. Mais cette expression ne date que du dbut du XXe sicle. Auparavant, on disait « Plain-chant » ou « Chant ecclsiastique ».

Le Grgorien est aisment reconnaissable :
Il est uniquement chant par des voix d’hommes. (les femmes juges impures n’taient pas autorises chanter Dieu dans les glises)
Il est chant « A cappella » c’est dire sans aucun accompagnement. Les instruments de musique taient gnralement bannis des lieux de culte.
Il est chant l’unisson. Il n’y a qu’une seule ligne mlodique mme si elle est interprte par plusieurs chanteurs. Cette mlodie fluide et arienne semble onduler. Aucune note ne parat avoir plus d’importance qu’une autre. Le chant grgorien n’utilise aucun procd qui pourrait reproduire une motion purement humaine.

Canto gregoriano / Choeur des moines du Monastre bndictin de Santo Domingo de Silos. - EMI
Le Chant du silence / Matrise de la Cathdrale de Dijon ; Choeur des moines de l’Abbaye de Ligug ; Choeur grgorien de Paris ; Ensemble Venance-Fortunat. - Studio SM
Jrusalem : chant grgorien et premires polyphonies du Ve au XIIe sicle / Discantus ; Brigitte Lesne, dir. - opus 111
Eya mater : chant grgorien, polyphonies des XIe-XIIe sicles / Discantus ; Brigitte Lesne, dir. - Opus 111
Chant cistercien, monodies du XIIe sicle / Ensemble Organum ; Marcel Prs, dir. - Harmonia mundi
Les Saints dans la gloire / Choeur des Bndictins de l’Abbaye Sainte-Anne de Kergonan. - Arion
(les Joyaux de votre discothque)
Messe des anges : immortel grgorien / Schola grgorienne de l’universit de Strasbourg. - Studio SM
Anthologie grgorienne / Choeur des moines de l’Abbaye de Solesmes. - Accord
Cantus aeternus : splendeur du chant grgorien / Choeur des moines de l’Abbaye de Solesmes. - Accord
Pques / Choeur des moines de l’Abbaye de Solesmes. - Accord
Nol / Choeur des moines de l’Abbaye de Solesmes. - Accord
Les Vpres du dimanche / Choeur des moines de l’Abbaye de Solesmes. - Accord

Autres liturgies

Chants de la cathdrale de Benevento / Ensemble Organum ; Marcel Prs, dir. - Harmonia mundi
Russian medieval chant : the divine liturgy of Saint John Russian patriarchte choir. - Opus 111

Pourquoi le nom de Grgorien ?

Devant l’abondance d’oeuvres, d’une valeur parfois discutable et la diversit des Eglises chrtiennes, le Pape Grgoire 1er entreprit une collecte srieuse de ces chants religieux dans un but d’unification. Lui mme n’a rien compos mais il slectionna rigoureusement parmi ce rpertoire pour fixer la liturgie officielle.

QUELQUES REPERES CHRONOLOGIQUES

Epoque grgorienne

Hildegard von Bingen (1098-1179)

Cette suprieure des Bndictines d’origine noble a crit des antiphonaires, des hymnes, rpons et squences en plus d’un drame sacr. Elle a tent de faire une synthse du style grgorien et de la musique populaire.

Symphoniae : geistliche gesnge, spiritual songs / Ensemble Sequentia. - Deutsche Harmonia mundi
A Feather on the breath of God : sequences and hymns / Emma Kirkby, S ; Emily van Evera, S ; Poppy ; Holden, S ; Judith Stell, S ; Margaret Philpot, CA. - Hyprion
Voice of the blood / Ensemble Sequentia. - Deutsche Harmonia mundi

Troubadours, trouvres, minnesnger

Des chanteurs qui allaient de chteaux en villages ont jou un rle capital dans l’volution de la musique. On les nomme trouvres au Nord de la Loire, troubadours au sud de l’Europe ou encore minnesnger en Allemagne ou minstrels en Angleterre. Certains taient de grands seigneurs. Ceux qui louaient leurs services taient appels mnestrels. Grce ces musiciens itinrants se sont diffuses toutes sortes de chansons o se mlent des influences musicales de diffrentes cultures. Malgr leur varit d’inspiration et de forme, ces musiques comportent des similitudes. Ce sont des chansons profanes et quand le sujet est religieux, elles ne sont pas destines au culte. Comme le chant grgorien, elles sont crites une seule voix mais leur mlodie est moins austre. Accompagnes par des instruments souvent de petite taille plus facilement transportables, leur langue est de prfrence le patois ou les langues vulgaires plutt que le latin officiel.

Chanterai por mon coraige : musique des troubadours et trouvres des XIIe et XIIIe sicles / Studio der Frhen musik ; Thomas Binkley, dir.
Distant love : songs of Martin Codax and Jaufr Rudel / Paul Hillier, vile & Andrew Lawrence-King, harpe & psaltrion. - Harmonia mundi
Le Manuscrit du roi : trouvres et troubadours / Ensemble Perceval ; Guy Robert, dir. - Arion
Musique au temps des croisades / Early consort. - Decca
Musique des trouvres et des troubadours / Musiciens de Provence. - Arion
Richard coeur de lion : troubadours et trouvres / Alla francesca. - Opus 111

Gautier de Coincy (v. 1177-1236)

La rputation de ce trouvre originaire de la rgion de Soissons est fonde surtout sur les Miracles de Notre dame, un important recueil de chansons profanes destines honorer la Vierge.

Les Miracles de Nostre-Dame / Alla francesca. - Opus 111

Adam de la Halle (v. 1240 - v. 1287)

Surnomm « Le Bossu d’Arras », l’Arrageois Adam de la Halle est considr comme le trouvre le plus important de son poque. Banni de son pays natal, il suit le comte d’Artois en qualit de mnestrel Naples. C’est l qu’il crit « Le jeu de Robin et Marion », une pice de thtre chante. Adam de la Halle a compos aussi des chansons, des motets et des rondeaux.

Le Jeu de Robin et Marion par l’Ensemble Perceval ; Guy Robert, dir. - Arion

Carmina burana

Cet important recueil est constitu d’un ensemble de chansons boire et jouer consignes au XIIIe sicle. Carmina Burana signifie « les pomes de Bura » du nom de l’abbaye bndictine en Allemagne o le manuscrit tait conserv. Carl Orff s’en est inspir pour sa clbre cantate scnique compose en 1936 qui porte le mme titre

Carmina burana : the Benediktbeuren manuscript c 1300 / Studio der frhen musik ; Thomas Binkley. - Teldec

L’Ecole de Notre Dame

A partir du XIIe sicle, l’cole de chant de Paris rayonne dans tout l’univers de la chrtient occidentale par la qualit des chanteurs et surtout par l’art avec lequel ils improvisaient. Parmi les chantres qui se sont succds Notre-Dame de Paris, Lonin et Protin sont les plus clbres

Ecole Notre-Dame : messe du jour de Nol / Ensemble Organum ; Marcel Prs, dir. - Harmonia mundi

Lonin (XIIe sicle) ou Magister Leoninus

Matre incontest de l’Ars antiqua, il est avec Protin le reprsentant de l’Ecole de Notre-Dame. Son art de la direction de voix est perfectionn par Protin le grand

Protin (XIIe-XIIIe sicles)

Avec Lonin, il est le matre le plus significatif de l’Ars antiqua, premire apoge de la polyphonie aux XIIe-XIIIe sicles.

Viderunt omnes. Veni creator spiritus. Alleluia posui adiutorium... / The Hilliard Ensemble ; Paul Hillier, dir. - ECM

Philippe Le Chancelier (v. 1165-1236)

Ce chancelier de Notre-Dame de Paris doit sa renomme ses dons de musicien et de pote mais aussi ses talents de prcheur. Quelques unes de ses oeuvres figurent sans mention de nom dans le clbre recueil des Carmina Burana

Notre-Dame-Schule : conductus, lai, sequence, rodellus / Sequentia. - Deutsche Harmonia mundi

Jehan de Lescurel ( ? - 1304)

Pendu pour cause de dbauche, ce compositeur franais est l’auteur de chansons dont certaines sont rpertories la fin du manuscrit du Roman de Fauvel

Fontaine de grce : ballades, virelais et rondeaux / Ensemble Gilles Binchois. - Virgin Veritas

Philippe de Vitry (1291-1361)

Ce compositeur et thoricien franais tait aussi un diplomate de carrire. Son clbre trait « Ars nova musicae » expose les principes de la rvolution musicale qui s’opre en France. Son successeur est Guillaume de Machaut.

Motets et chansons / Ensemble Sequentia. - Deutsche Harmonia mundi

Guillaume de Machaut (v. 1300-1377)

Ce pote, musicien et ecclsiastique est aussi diplomate la cour de Charles Quint. C’est un grand matre de l’Ars nova

Le Vray remde d’amour : ballades, rondeaux, virelais, motets et textes dits / Ensemble Gilles Binchois ; Dominique Vellard, dir. - Harmonic
Remde de fortune / Ensemble Project ars nova. - New Albion
Messe de Notre Dame / Ensemble Organum ; Marcel Prs, dir. - Harmonia mundi
Messe de Notre Dame. Le Lai de la fonteinne. Ma fin est mon commencement / Hilliard ensemble ; Paul Hillier, dir. - Hyprion

Francesco Landini ou Landino (1325-1397)

Aveugle depuis l’enfance des suites de la variole, ce pote musicien fut un virtuose de nombreux instruments et de l’orgue en particulier. Son œuvre reprsente le sommet de l’Ars nova florentine.

Landini et ses contemporains : Landini e la musica florentina, Firenze secolo XIV / Ensemble Micrologus. - Opus 111

Le Roman de Fauvel

Le manuscrit de ce long pome satirique en vers crit au XIVe sicle par Gervais De Bus comporte de nombreuses pices vocales plus anciennes. Cette œuvre blasphmatoire et provocante dnonce la mchancet de l’homme travers le personnage de l’ne fauve, figure symbolique de la tromperie et de la vilenie

Le Roman de Fauvel / Ren Clmencic & Clmencic consort. - Harmonia mundi

Johannes Ciconia (1335-1411)

Fils illgitime d’un chanoine ligeois, il est l’hritier des styles des grands compositeurs du XIVe sicle qu’ils soient franais mais surtout italiens car Ciconia partagea sa carrire entre Lige, Padoue ou Venise..

Motets, virelais, ballate, madrigals / Ensemble Alla francesca. - Opus 111

John Dunstable (v. 1380-1453)

Ce compositeur tait galement astronome et mathmaticien. Il a sjourn en France et sans doute en Italie. Il est un des plus importants musiciens de l’Angleterre de la premier moiti du XVe sicle.

Guillaume Dufay (v. 1400-1474)

Ce compositeur franco-nerlandais a beaucoup voyag avant de s’tablir comme chanoine Cambrai. Homme d’une grande culture, Dufay a su assimiler les techniques franaises, anglaises et italiennes pour en faire une synthse. Compositeur parmi les plus importants de la fin de l’poque gothique, il est le grand matre de la premire poque de la musique flamande

Ballades, rondeaux, lamentation / Ensemble Gilles Binchois ; Dominique Vellard, dir. - Harmonic
Messe "Ave regina caelorum". Messe "Ancilla domini" / Prague madrigal singers ; Miroslav Venhoda, dir. - Supraphon
Music for St Anthony of Padua = Messe de Saint Antoine de Padoue / Binchois consort ; Andrew Kirkman, dir. - Hyprion
Musique pour Saint Jacques le majeur = Music for St James the greater / Binchois consort ; Andrew Kirkman, dir. - Hyprion

Gilles Binchois (1400-1460)

Militaire dans sa jeunesse, ecclsiastique ensuite, ce compositeur flamand fut chanteur la cour de Philippe le Bon o il contribua dans une large mesure la renomme de la chapelle de Bourgogne. Il est l’auteur de nombreuses chansons sur les joies et les peines de l’amour ainsi que de 24 messes et autres chants religieux.

Mon souverain dsir : chansons. / Ensemble Gilles Binchois ; Dominique Vellard, dir. - Virgin classics (Veritas)

INSTRUMENTS DE MUSIQUE

Il n’existe pas de musique spcifiquement instrumentale au sens o on l’entend aujourd’hui. On se contente soit de transcrire pour instruments les diffrentes parties d’une œuvre vocale, soit de remplacer ou de renforcer une des parties d’un ensemble polyphonique. Il tait aussi d’usage de grouper des instruments de famille diverses pour accompagner les danses.

Citole

Du latin citola, appele galement cistre, la citole est un instrument cordes pinces, en forme de poire, et mont de cordes de mtal ou de boyaux. Son manche court est frett, ce qui permet au musicien une meilleure prcision de son jeu.

Guiterne

Appel aussi quitare, la guiteme appartient la famille des citoles, c’est une sorte de luth jou au plectre, ayant les mmes caractristiques que les cistres et les mandores.

Vile archet

La vile ou viola est un instrument cordes frottes par un archet, elle peut avoir toutes les formes, mais s’apparente plutt au violon dont elle est l’anctre.

Rebec

Du latin rubeba, et rebab en arabe, le rebec est l’un des instruments les plus reprsents sur les sculptures et les enluminures. De la famille des viles archet, on le reconnat sa forme de poire allonge. C’est un instrument monoxyle (taill dans une seule pice de bois.

Organistrum

Anctre de la vielle roue, l’organistrum possde trois cordes, une chanterelle pour la mlodie et deux bourdons. Le son est produit par une roue qui frotte les cordes en tournant. On joue la mlodie en tirant sur les sautereaux qui vont raccourcir plus ou moins la partie vibrante de la chanterelle. L’organistrum ncessitait deux instrumentistes : l’un tournait la manivelle qui actionne la roue et l’autre jouait la mlodie avec les tirettes des sautereaux.

Psaltrion ou tympanon

Instrument cordes pinces ou frappes, le psaltrion se joue l’aide de plectres ou avec des baguettes ; on le tient contre la poitrine ou pos sur les genoux. Cet instrument dot de cordes simples ou doubles est encore trs rpandu dans les pays du Proche-Orient sous les noms de kanun ou santur.

Harpe

La harpe est un instrument d’origine sumrienne de dimensions et de formes trs variables. Dans sa forme primitive gyptienne, c’est une harpe sans colonne, arque ou angulaire. Elle est reprsente souvent dans les miniatures des manuscrits i

Rote, rotta ou crwth

La rotta en latin et crwth en galique, appartient la famille des lyres archet. Cet instrument reprsent dans les enluminures, quelquefois associ au roi David, chappe cependant toute identification fiable chez les spcialistes d’organologie mdivale.

Chalemie ou chalumeau

C’est un instrument anche, hritier de l’aulos grec, dont la puissance devait en faire un instrument plus spcialement adapt l’accompagnement des danses ou des charivaris.

Tambours

Les tambours sont de toutes formes et pourvus de peau tendue pour la rsonance. Ils sont toujours trs rpandus dans le bassin Mditerranen sous les noms de "bendirs" ou "darabukas". Aux XIIe et XIIIe sicles ils accompagnent les danses mais aussi la chasse au faucon et la guerre.

POUR EN SAVOIR PLUS

Livres

Michle Lhopiteau-Dorfeuille : Toutes les cls pour explorer la musique classique : de l’Antiquit nos jours. - Le Bord de l’eau (1 livre + 2 CD)
Paule Druilhe & Jean-Franois Favre : Histoire de la musique. - Hachette ducation
Norbert Dufourcq : Petite histoire de la musique. - Rfrences Larousse
Claude Riot : Chants et instruments , Trouvres et jongleurs au Moyen Age. - Descle de Brouwer (Rempart)
Richard H. Hoppin : La Musique au Moyen Age, vol. 1 et 2. - Mardaga
Bernard Gagnepain : La musique franaise du Moyen Age et de la Renaissance. - PUF (Que sais-je ? 931)

CD Rom

Grard Zuchetto : Terre des troubadours. - Presses Multimdia Studio

A couter aussi

Le Jeu de Daniel = Daniel and the lions / Ensemble for early music ; Frederick Renz, dir. - Fon
Ave Eva : chansons de femmes , XIIe et XIIIe sicles/ Brigitte Lesne, chant, harpe & perc. - Opus 111
On yoolis night : medieval carols and motets / Anonymus 4. - Harmonia mundi
El Canto de la Sibila II / Montserrat Figueras ; Jordi Savall ; Capella reial de Catalunga. - Fontalis
Codex Las Huelgas : music from 13thcentury Spain / Huelgas ensemble ; Paul Van dir. - Sony Vivarte
La Fte de l’ne : traditions du Moyen Age / Ren Clmencic & Clmencic consort. -Harmonia mundi
Legenda aurea : laudes des saints au Trecento italien / La Reverdie. - Arcana
La Lira d’Esperia / Jordi Savall ; Pedro Estevan. - Astre
Livre vermeil de Montserrat = Libre vermell de Montserrat / Hesprion XX . - EMI Reflexe
Medieval Christmas / Pro cantione antiqua & Medieval wind ensemble. - IMP
Musique de la cour du roi Janus Nicosie / Huelgas ensemble ; Paul Van Nevel, dir. - Sony Vivarte
Chansons anglaises du Moyen Age / Sequentia. - Deutsche Harmonia mundi
Le Temps de la lgende = Close encounters in early music. - Opus 111
Ultreia ! : sur la route de Saint-Jacques de Compostelle / Polyphonia antiqua. - Vrany

Messages

  • Pour Dunstable, il existe aussi un CD de l’Ensemble DeCaelis (dir:Laurence Brisset), Orbis, Editions Studio SM (il existe d’autres CD du mme ensemble, mme diteur, sur la musique du moyen-ge : O Felices Lacrimae et Duce Creature)

  • Vous pouvez trouver la liste des disques prims par diffrentes revues (Diapason, Rpertoire...)sur le site du Centre de Musique Mdivale de Paris sur la page
    www.perso.orange.fr/cmmp/disco1.html
    mais attention, elle n’a pas t mise jour depuis 2003.

  • Nous savons bien, entre nous, que l’Eglise vouait la femme un grand respect puisque le plus grand de tous ses saint tait la Vierge Marie dont le symbole, le lys, est aussi celui de la puret parfaite. Je tiens toutefois vous fliciter pour votre correction politique exemplaire qui prsente l’Eglise mdivale sous le jour qui convient aujourd’hui (notamment considrant la femme comme impure). Je tiens toutefois vous faire remarquer qu’il y aura bien des petits malins pour dire que Hildegarde de Bingen devait bien faire chanter ses moniales puisqu’elle composait et qu’elle n’tait peut-tre pas la seule le faire. Contradiction que vous auriez pu viter avec un peu d’adresse.